Le Japon, c’est le pays que nous avons choisi pour vivre un rêve. Un rêve de passion d’abord, mais aussi de projet. Un rêve qui nous suit sagement depuis l’enfance, qui s’est éloigné parfois, entre le travail et les études, puis qui a fini par sortir de notre ombre. C’est l’été 2018, après notre premier voyage au pays du soleil levant, que nous avons décidé de ne plus le traîner comme un boulet derrière nous.

Nous avons fait de ce rêve notre projet de vie.
Aujourd’hui, nous sommes deux PVTistes français qui vivons le Japon au jour le jour.

Notre voyage commence…

Voyager au Japon en période de Covid, euh… vous êtes sûrs ?

Vu la situation de crise sanitaire mondiale, la question est légitime, en effet.

La prudence au rendez-vous

Nous avions déposé notre demande de visa PVT en 2019. A cette époque lointaine, on est était bien loin d’imaginer une pandémie mondiale. D’ailleurs, au Japon, ça causait plutôt Jeux Olympiques et parc d’attractions Nintendo World (des sujets autrement plus égayants).
Suite à l’annonce de l’état d’urgence sanitaire, nous avons dû déposer une demande de visa japonais selon les règles strictes des ambassades en France. Je ne détaillerai pas la difficulté de l’opération, mais croyez-moi, pour arriver au Japon pendant le Covid, la persévérance a été notre meilleure alliée.

Notre projet d’auberge japonaise en France

Ce voyage au Japon de huit mois a deux visées :

  • Visiter un pays qui nous passionne et découvrir la culture nipponne en toute saison, en tant que résidents ;
  • Nous renseigner sur l’architecture et l’artisanat japonais pour notre projet de construction d’auberge japonaise, type minshuku, en France. 🛏️ 

Un long départ depuis la France

Dimanche 8h30 : Top départ pour les voyageurs français ! 🎌

Pour sortir de France, faites preuve de patience

Masque sur la caboche et visa en poche ? C’est parti. Tous à bord du train direction Paris CDG pour rejoindre un hôtel et poireauter jusqu’au lendemain.
Eh oui, en cette période de Covid, pour arriver au Japon, on n’a pas l’embarras du choix sur le jour et l’horaire du départ. Et comment dire… Choper un vol international pour 13h40 quand vous habitez au fin fond en Ariège, ça oblige un peu à partir la veille pour être frais le jour J (Vous ne connaissez pas l’Ariège ? Mais si voyons, c’est le tout petit coin dépeuplé dans les montagnes, extrême sud de la France.) 🐻

Lundi 13 h 40 : nous passons l’embarquement. C’est parti pour lâcher vos justificatifs qui constituent le dossier que je nomme le Sacré Graal (parce qu’il doit être tout aussi précieux et qu’ici, on aime les bonnes réfs).
Et là, je dois vous dresser la liste de papiers que vous n’allez pas cesser de montrer :

  • Le passeport avec visa ;
  • Le billet d’avion ;
  • L’assurance de voyage ;
  • Le test PCR négatif : réalisé en France dans les dernières 72 h ;
  • Le writing pledge : le tout nouveau document made in Japan qui atteste que vous avez trouvé un garant pour votre quarantaine au Japon.

Pariiis, c’est finiii !

Après un premier vol jusqu’à Zurich en Suisse, une escale de 8 h nous a tendu les bras.
C’est sympa les longues escales… quand on peut sortir visiter !

Là, nous avons plutôt enchaîné les allers-retours dans un aéroport aussi grand que vide. Les trois quarts des magasins étaient fermés, à Noël, c’était triste à voir.

C’est après un nouveau contrôle administratif vers 23 h que nous avons pu poser nos fesses dans l’avion SWISS Airlines. ✈️ 

Qui a dit qu’il fallait 11 h pour arriver au Japon ?

Le billet d’avion, sans doute. Mais perso, on m’aurait dit que 4 h s’étaient écoulées que j’y aurais cru sans mal.

Des papiers, des papiers, toujours des papiers ! ♪

Ah, attendez, vous comptiez dormir ? Oh, pas tout de suite, mes moutons. Avant ça, pourquoi ne pas… REMPLIR DES PAPIERS ?

Oh, merci madame l’hôtesse de l’air de nous tendre ce paquet de feuilles pour justifier notre présence à bord. On se disait que ça nous manquait, justement !

D’ailleurs, vous vous souvenez de ce bon vieux Serge qui faisait des p’tits trous ? Croyez-moi, vous êtes lancés sur la même chanson folle. Parce que oui, griffonner à minuit sur des bouts de papier lors de secousses aériennes, ça peut faire faire des trous dans le papier. Perso, on a dû redemander une feuille.

Documents immigration visa Japon

Comment dormir comme en première classe quand on n’a pas le budget

Heureusement, après cette petite épreuve, on a pu profiter d’un lit quatre sièges. On a tous pu s’allonger en travers de notre rangée privée. Parce que l’avion était aussi vide que notre bonne vieille Ariège (Mais si, j’aime ma région ! … Comment ça, l’Ariège c’est pas une région ?) On a dormi comme des loirs. Ou des tanukis, pour faire plus typique.

Arriver au Japon en plein Covid ou Rejouer une partie en mode expert

Nous avons visité le Japon une fois, en tant que touristes, et clairement, le niveau de sécurité n’était pas le même.

Chouette, c’est Narita, on est arrivés à bon port ! Et maintenant ?

Bonne question, voyageur. Nous aussi, on se l’est posée.
Alors on va vous rassurer tout de suite : il n’y a rien de plus simple que de trouver son chemin dans un aéroport japonais.

En fait, ce n’est pas en entendant parler japonais que j’ai compris qu’on était au Japon. C’est quand on a eu affaire à l’organisation impeccable du peuple nippon, la Japan touch inégalable.

Pour la faire court, voici le scenario :

  • Arrivée sur le sol japonais avec un premier contrôle de sécurité ;
  • Test PCR salivaire : apprenez à cracher dans un tube, beaucoup plus rapide qu’en France mais peu sexy ;
  • Contrôle du ministère de la Santé et attente du résultat de votre test PCR négatif: ça ne dure pas plus d’une heure ;
  • Direction le contrôle Santé : qui vous pose des questions sur votre adresse de quarantaine ;
  • Création de votre carte de résident au service immigration ;
  • Restitution des valises et contrôle à la douane ;
  • … et vous arrivez à l’entrée de l’aéroport ! 🥳

Ouf ! Sortis en 3 h. On est libres ?
Pas du tout.

Mario Japon aéroport Narita
Japon aéroport Narita bienvenue

Comment atteindre son hôtel depuis l’aéroport en période Covid ?

Ça aussi, c’est une bonne question. Mais celle-ci a été moins facile à résoudre.

Pendant la situation coronavirus, le gouvernement japonais a mis l’accent sur la sécurité.
C’est bien simple : vous n’avez pas le droit au transport en commun pendant votre période individuelle de quarantaine, soit 14 jours. On rappelle ici que le confinement n’existe pas pour les Japonais, puisqu’empêcher un résident local de bouger, c’est contraire à la Constitution (oui, en France, on n’a pas cette règle…).

Donc pour atteindre l’hôtel, ou dans notre cas la guesthouse à 6 km de distance, on avait le choix de s’y rendre :

  • A pied : 👟 à 21 h de nuit, 12 kg sur le dos, sans GPS, sans téléphone, -1 °C au compteur, et au pas de course parce que la guesthouse allait fermer : et je vous jure, on a hésité ;
  • En taxi spécial Covid : 🚕 pour nous, c’était 10 500 yens le trajet, soit environ 90 euros ;
  • En Uber : 🚘 ça y est, ça existe au Japon ! Miracle ! Pour 6 000 yens, soit 50 euros.

C’est avec cette dernière solution que nous sommes arrivés à bon port, éclatés mais heureux, sans fièvre et shootés par le décalage horaire.

Et c’est ainsi que notre voyage au pays du soleil levant a commencé.

Dans le prochain épisode : vivre le confinement au Japon ! 🤪

Quelle est la situation du Coronavirus (Covid-19) au Japon ?

En date du 20 décembre 2020, 199 248 cas de Covid ont été identifiés et on compte 2 917 décès dans le territoire japonais. Les villes les plus touchées sont Tokyo et Osaka.
Un état d’urgence a été instauré le 7 avril (demande de confinement à domicile, fermeture d’écoles…) et a été levé le 25 mai 2020. Notons ici que c’est un conseil du gouvernement et non une obligation (car contraire à la Constitution japonaise).
Aujourd’hui, les Japonais et ressortissants étrangers peuvent se déplacer librement. Les mesures sanitaires sont appliquées par la majorité de la population : distance de sécurité, port du masque, télétravail…

Je peux voyager au Japon pendant le Covid ?

Depuis octobre 2020, seuls certains types de visa, tels que le visa travail ou le PVT (WHV) sont autorisés sous conditions strictes. Des documents supplémentaires sont à fournir, tels qu’un test PCR négatif et le writing pledge qui atteste que vous avez trouvé un garant au Japon (entreprise ou école) qui assure votre quarantaine de 14 jours dans un hôtel ou guesthouse.
Les visas touristiques ne sont pour le moment pas délivrés.

Y a-t-il de nouvelles mesures de sécurité dans les aéroports ?

Oui, en plus des contrôles déjà présents, vous devrez régulièrement présenter vos justificatifs de séjour. A l’arrivée au Japon, attendez-vous au minima à un test PCR salivaire, un contrôle du ministère de la Santé, de l’immigration puis de la douane.

J’ai le droit de me déplacer au Japon pendant le Covid ?

Vous aurez une période de quarantaine de 14 jours dans un hôtel ou une guesthouse. Le mieux est d’en choisir une près de l’aéroport, car vous n’aurez pas le droit de prendre les transports en commun pendant le confinement. Vous aurez droit de marcher, de prendre un taxi spécial Covid (très coûteux) ou un transport Uber (car société privée).